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Un territoire d’élevage

Avec plus de 10 % des emplois, l’activité agricole pèse dans l’économie de ce territoire rural.

426 exploitations sont implantées dans le Sud Isère, et plus de 80 % d’entre elles sont tournées vers la polyculture/polyélevage ou l’élevage (ovin, bovins lait ou bovins viande).
Ces systèmes d’élevage reposent encore essentiellement sur des filières longues (exemple : 16 millions de lait de vache produits dans le territoire et collectés par quatre entreprises : SODIAAL, Danone, Lactalis et Biolait depuis janvier 2016).
Pour autant, les exploitations d’élevage cherchent de plus en plus à se diversifier et à mieux valoriser leur production, par la vente directe ou en circuits courts : 40 % des exploitations du territoire valorisent leurs produits en vente directe ou en circuits courts (recensement agricole 2010).
En parallèle, les exploitations du Sud Isère, toutes productions confondues, se tournent de plus en plus vers l’agriculture biologique : 15 % des exploitations du territoire sont concernées par ce mode de production, soit + 166 % en 10 ans ! (recensement agricole 2010). Comme les produits du territoire ne bénéficient pas de signe de qualité du type IGP, AOC, ou label rouge, la labellisation en agriculture biologique peut contribuer à une meilleure identification et valorisation des produits issus des fermes du Sud Isère.

L’agriculture valorise et entretient près de 26 000 ha, soit 20 % du territoire.
Avec 20 734 hectares de surfaces fourragères recensées en 2010, dont 20 160 hectares en prairies (temporaires ou permanentes), le fourrage à base d’herbe constitue la base de l’alimentation des élevages du territoire.
Les prairies permanentes de fauche et/ou de pâture sont très diversifiées à l’échelle du territoire (16 principaux types de prairies ont été identifiés lors de l’état des lieux des prairies permanentes du Sud Isère : lien vers page actions de SITADEL – groupe « herbe ») . Elles représentent souvent plus de la moitié des surfaces en prairies des fermes du territoire.
Dans les prairies temporaires, la luzerne est très utilisée par les éleveurs du Sud Isère et constitue, seule ou en association, la base de leurs prairies temporaires. En effet, en plus de réduire l’achat en complément azoté nécessaire dans la ration, cette plante fourragère apparaît bien adaptée au secteur, et se révèle assez résistante face aux sécheresses printanières ou estivales de ces dernières années.

Pour les élevages laitiers, le maïs fourrage représente également une ressource alimentaire importante : il est utilisé en plus ou moins grande quantité dans la ration selon les élevages (voir tableau ci-dessous ; résultats issus des enquêtes menées auprès des élevages laitiers du département de l’Isère entre 2009 et 2010 par le CIEL).

% des élevages enquêtésTout foinEnsilage ou enrubannage d’herbeEnsilage herbe et maïsEnsilage maïs dominant
Sud-Isère 19.2 30.8 26.9 19.2
Isère 12.6 7.4 37.2 39.1

Pour autant, la culture du maïs est plus développée côté Trièves où les conditions pédo-climatiques sont meilleures que dans le reste du territoire. Ainsi, sur les 574 hectares de maïs fourrage du Sud Isère, 64 % sont cultivés dans le Trièves, contre 36 % dans le Valmontheys.

Les exploitations du Sud Isère cultivent aussi des céréales à destination de l’alimentation des troupeaux : 4 269 hectares de céréales, soit 17 % de la surface agricole utilisée (recensement agricole 2010).
Toutefois, là encore et pour la même raison, il y a de gros écarts au sein du territoire :
la surface en céréales occupe 22 % de la surface agricole utilisée dans le Trièves, contre 10 % de la surface agricole située dans le reste du territoire.

Les élevages du Sud Isère sont donc plutôt des systèmes extensifs qui valorisent les surfaces fourragères et les céréales produites sur l’exploitation.